La maison du roi de coeur

Le 24 juin 2017 débutait cette illustration en la nativité de saint Jean-Baptiste. Je l’achevais le 25 juin. Cette dernière date nous rappelle la mort de Georges Cadoudal en 1804. Ce dernier était né près d’Auray. Il aura marqué par sa bravoure et son intelligence tactique la Grande armée catholique et royale. Le 25 juin 1804 face à la guillotine il déclarera :

"Mourons pour notre Dieu et notre roi !".

Cette œuvre vous présente un officier de la maison du roi du Sacré-Cœur de Jésus. Son uniforme s’inspire de celui de l’ancien régime mais s’accorde par la mise à l’honneur des Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie au futur roi à venir.

La maison du roi était une administration qui existait sous les rois de France avant la révolution et à la restauration. Ses codes et ses diverses divisions avaient été mis au point par Henri III puis par Colbert. L’ensemble sera modifié au gré des règnes successifs.

Elle se répartissait en trois grandes divisions: la maison civile, la maison militaire et la maison ecclésiastique. Elle était l’héritière de l’hôtel du roi réorganisé par Henri III en 1578. Elle sera complètement revue sous le règne de Louis XVI entre 1779 et 1780.Les divisions étaient elles-mêmes réparties en départements. La maison civile par exemple en comptait vingt-deux sous Louis XV.

Les grands officiers de la maison du roi étaient membres de la haute noblesse ou du haut clergé.

Nous pouvons évoquer quelques départements connus tels que : la bouche du roi, la chambre et le cabinet du roi, les oiseaux du cabinet du roi (ou fauconnerie du cabinet du roi),  le garde-meuble, la musique de chambre, la musique de cabinet, la faculté de la chambre du roi, les menus plaisirs, les cérémonies, l’écurie, la vènerie.

 La maison militaire comprenait les troupes d’élite de l’armée royale. Elles se répartissaient suivant la couleur dominante de leurs uniformes.

Ainsi la maison bleue rassemblait les gardes du corps. La maison rouge, les gendarmes, chevaux légers, mousquetaire ou grenadier à cheval. Les mercenaires étrangers constituaient en majorité les effectifs. Telle la garde écossaise ou les fameux Cent Suisses.

Les gentilshommes de la cornette du roi, appelé Cornette blanche qui n’étaient constitués qu’en temps de guerre et placés directement sous le commandement du monarque.

La maison ecclésiastique était dirigée par le grand aumônier de France (souvent un cardinal). Son ministère s’exerçait auprès du roi dans toutes les composantes des cérémonies religieuses. Il avait sous sa gouverne les autres officiers ecclésiastiques dont les charges pouvaient être de premier aumônier, maître d’oratoire, confesseur du roi et cætera.

Dans cette maison du roi il y avait également les gentilshommes de la manche. Leur fonction était d’accompagner les fils de France dans leur jeunesse. L’étiquette ne leur permettant pas de tenir par la main les princes, ils les tenaient par la manche. De là l’origine de leur nom.

À ce sujet en 1460 un corps d’hommes d’armes connu sous le nom d’archers des gardes du corps du roi, sera intégré à la première compagnie des gardes du roi dite garde écossaise. Vingt-quatre d’entre eux étaient qualifiés de garde de la manche. À l’époque deux gardes se tenaient en permanence à côté du roi pour le protéger. Ils étaient vêtus d’un hoqueton blanc brodé d’or et portaient une pertuisane à clous d’or et frange. Le premier des gardes de la manche portait le titre honorifique de premier homme d’arme de France. Les cent autres s’appelaient les archers de la garde du roi.

Tout comme le rite tridentin avec ses ornements sacerdotaux et  ses autels aux décors soignés que nous pouvons apercevoir dans les communautés qui en perpétuent la sainte pratique. De même dans l’apparat des églises et chapelles qui n’ont pas été amputées de leurs trésors séculaires. La vocation première de ces signes matériels était d’élever les âmes et de sacraliser le miracle qui se perpétuait par l’incarnation de notre Seigneur et Roi dans les saintes espèces.

Les rois de France qui étaient les serviteurs du Christ Roi, se voyaient transformés par la cérémonie du sacre. Ils avaient rang d’évêque et par leur pouvoir temporel, ils venaient compléter et renforcer la vocation de propagation de la foi du clergé.

Il était donc naturel que leur maison soit le reflet de cette sacralité qu’ils devaient transmettre à leur descendance pour le bien de leurs peuples.

Ce personnage porte les Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie à la place d’honneur, sur son cœur. Que cette inspiration prenne vie et s’incarne dans une maison du roi renouvelée si telle est la divine volonté de notre Seigneur et maître avec la grâce de l’Esprit Saint.

Tous droits réservés à Louis Chiren

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