La guerre est à vos portes et vous ne priez pas !

Les 14 et 15 décembre 2018, une phrase ne cessait de résonner dans ma tête : " la guerre est à vos portes et vous ne priez pas ".

Je me suis donc mis au travail. J’ai initié cette illustration le 16 décembre pour l’achever le 17 décembre 2018.

Cette injonction inspirée ne s’adresse pas aux âmes pieuses qui s’agenouillent pour implorer le Ciel. Elle vise cette majorité de personnes qui en ce moment même appellent au secours mais ne pensent pas au surnaturel car leur approche n’est malheureusement que terrestre.

 Il est à noter que le 17 correspond à la date où a lieu chaque mois la supplique pour le retour du roi à Pontmain. C’est le chiffre du Christ et celui du petit roi sacrifié de la tour du Temple de qui tout découle. Si une solution existe ici-bas pour la France fille aînée de l’Église, elle est bien dans la conduite qui consiste à remettre son espérance entre la toute-puissance des Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie pour qu’ils nous donnent le roi du Sacré-Cœur tant attendu.

Le 17 décembre est également d’après le petit romain, martyrologe le plus ancien de l’Église, la fête de saint Lazare. Le saint était déjà fêté au IXème siècle ce même jour, associé à sainte Marthe, fêtée le 29 juillet à Béthanie. Connu pour avoir été ressuscité par le Christ, saint Lazare mourut à Marseille, il fut évêque et martyr. L’Ordre de Saint-Lazare-de-Jérusalem n’y déroge pas puisqu’il avait pour tradition de procéder à l’investiture de ses membres le 17 décembre.

Nous avons vécu et sommes encore dans une atmosphère de tumulte et de bruits de guerre civile. Une guerre fratricide qui pointe son nez.

Le peuple à force de subir le mépris et de porter le joug des surtaxes n’en peut plus. La révolte est massive, claire, explosive, unanime. Les mécanismes qui au cours de l’histoire ont déjà engendré de terribles soulèvements sont enclenchés, vont-ils aller au bout de leur course ?

Le pouvoir bousculé dans ses certitudes et sa superbe est aux abois. Tout d’abord muet, figé dans une posture impériale il a voulu jouer le pourrissement, le dédain.

Les petits ont parlé. Ce n’était pas une langue de bois qui était employée mais un parlé vrai, juste, implacable. La clairvoyance ignore l’argent. Il s’ensuivait un mouvement fédérateur et massif malgré les étiquettes mais vous l’avez remarqué, ils ne veulent pas de chef. Le petit peuple de France prenait conscience qu’il ne faisait qu’un, alors pourquoi la solution tardait-elle à venir, ont-ils songé qu’il leur manquait le roi, le seul qui puisse unifier le pays ?

Les scènes de chaos, mêlées aux conduites de bon ton, mettant face à face un peuple de frères (mais pas que…) devaient faire le jeu des puissants. Elles ont terni l’image du pays montrant sans fard une violence latente répondant à une violence intangible mais bien réelle. Une bombe à retardement qui pourrait faire très mal. Des mots exprimant cette réalité comme apocalypse ou soulèvement ont été prononcés.

L’explosion était attendue mais viendra-t-elle ?

Conscient du risque encouru, le régime reculait et lâchait des oboles, quelques menues miettes afin de calmer la colère. À son actif, son seul rempart, une masse de soldats au service des couleurs. Fatigués, lassés, se sentant abusés et trahis, probablement aux idées divergentes, ils réclamaient aussi leur dû. La république est mère des divisions.

Devant un drame en cinq actes qui sans doute en appellera d’autres, cette phrase : "la guerre est à vos portes et vous ne priez pas ".

Sur cette illustration le Saint Esprit trône, il insuffle son souffle de grâces. Celles-ci passent par le Cœur Immaculé de Marie qui toujours intercède. Le Cœur de notre mère du Ciel verse quelques gouttes de sang, juste au-dessus de la Croix de son fils. Les plaies de sa Passion qui ont racheté les péchés du monde sont rappelées par les clous, par la lance sanglante et l’éponge (imbibée alors de vinaigre) tâchée de sang ayant touché sa Sainte Face.

Le sang du Christ continue de couler par nos péchés. Son Cœur saigne, rien ne le console à la vue de cette France qui a rompu son pacte de Reims et qui ne s’en sortira pas sans que son lieutenant ne le renouvelle.

Les rois ont fait la France, elle se défait sans rois !

Quelques prétendants sont montés au créneau, un drapeau blanc fleurdelisé aux armes de France était bien visible sur les chaines au début de l’acte cinq. Rappelons que la cinquième lettre de l’alphabet est le "E" comme le verbe enter qui signifie greffer, le rejeton du Lys est en attente pour sa terre. Il est là, la Croix de notre Sauveur est là, sainte Jeanne d’Arc et saint Michel Archange sont là. Les deux lances amorcent le V de la Victoire, cette vingt-deuxième lettre marquant le chiffre du grand monarque.

Le Lys jaune aux reflets argentés comme s’il cachait l’épée de sainte Jeanne d’Arc est visible sur cette illustration, il représente le rejeton de nos rois, la branche cachée qui sera mise en avant au jour J.

Enfin, les lances sanglantes de notre Seigneur font barrage au canon, symbolisant tout autant cette guerre fratricide (héritière d’un régicide) que cette dernière solution qui balaierait par la force brute l’héritière des colonnes infernales.

Le dernier argument du Roi se fera entendre si tel est son bon plaisir.

Oui il manque la personne du roi, celui qui reste invisible, que le peuple ne voit pas et auquel il ne pense toujours pas. Marie-Julie Jahenny indiquait que le faux monarque au moment des troubles ne voudrait pas lâcher son trône.

D’autres enjeux sont à venir dans un avenir proche. Un hypothétique crack boursier dans un pays en dépôt de bilan où l’argent papier héritier des assignats couplé à une dette abyssale que l’on creuse de jour en jour, feront pencher la bascule du côté du précipice. La république pourrait bien finir comme elle a commencé.

 Il nous reste à prier et à persévérer gardant au fond de nos cœurs l’espérance d’une résurrection de la sainte France à l’instar de saint Lazare et cette certitude : "mais à la fin mon Cœur Immaculée triomphera ! ". 

Epée de sainte Jeann d'Arc, Louis Chiren, Croix de la triple donation, Domrémy-La-Pucelle
Epée de sainte Jeann d'Arc, Louis Chiren, Croix de la triple donation, Domrémy-La-Pucelle

Tous droits réservés à Louis Chiren

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