La Croix providentialiste

Voici la 83ème illustration de cette aventure qui précède  "la voile de l’Amour " visible en bas de page et qui l’a engendré. Pour être exact elle n’a pas conservé sa forme initiale (je vous avais indiqué que la première illustration avait été abîmée) mais en a pris une nouvelle. La providence fera que cette première inspiration reprendra vie ou pas.

Elle a été réalisée en ce jour du lundi de Pâques qui marque une octave d’exception. En effet elle se prolonge sur huit jours c’est dire l’importance de la Résurrection du Christ pour le salut du monde.

"A la victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange. L’agneau a racheté les brebis ; le Christ innocent a réconcilié l’homme pécheur avec le Père. La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le maître de la vie mourut ; vivant, il règne. "Dis-nous, Marie-Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? " " J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du ressuscité. J’ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements. Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Il vous précédera en Galilée."

Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends-nous tous en pitié !

Ce 22 avril rappelle aussi l’élection au siège de saint Pierre d’Hildebrand en 1073. Il prendra le nom de Grégoire VII et modifiera en profondeur l’Église par des mesures connues sous le nom de réforme grégorienne.

Cette Croix qui vous est proposée a été conçue pour la flotte providentialiste. Je la nomme pour lors la Croix providentialiste pour commémorer le souvenir de cette flotte qui œuvra sous l’égide du vaisseau amiral représenté par la Charte de Fontevrault.

Elle ferait suite aux Croix de la première restauration qui marqua un court espoir dans le cœur des royalistes jusqu’à celle du comte de Chambord dont nous nous rappelons tous.

Cette Croix est une marque de piété, celui de l’Espérance qui est une vertu chrétienne et qui place en Dieu notre confiance en sa grâce dans ce monde et après notre mort. C’est cette confiance qui nous porte à travailler pour ce redressement du royaume de France comme de petits instruments de la divine providence.

L’espérance ne doit pas être confondue avec l’espoir qui est une approche purement laïque. L’espérance est l’ancre de l’âme, sûre et ferme et trouve sa source dans les béatitudes. Elle n’est donc pas un sentiment mais un acte habituel de la volonté.

Georges Bernanos écrira à son sujet :

"L’espérance est une vertu héroïque. On croit qu’il est facile d’espérer. Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges où ils trouvaient une sécurité qu’ils prenaient faussement pour de l’espérance".

Cette phrase émanant d’un écrivain catholique est à méditer.

L’Espérance est accessible à tout un chacun, elle n’est pas réservée à une élite. Ainsi la Croix est bien le signe de ralliement du plus grand nombre autour du roi Très Chrétien que le Ciel nous donnera et qui enfin rassemblera faisant tomber les querelles stériles.

Vous avez dû remarquer qu’elle semble rappeler la Croix des mousquetaires, unité d’élite fondée en 1622 par Louis XIII et dont le mousquet est à l’ origine du nom.

Leur dernière refondation se fera sous Louis XVIII pour se terminer en 1816.

On attribue à Alexandre Dumas qui leur donnera une gloire populaire la célèbre phrase (qui en fait apparaît deux fois dans son roman sous la forme: tous pour un, un pour tous) : "un pour tous, tous pour un".

C’est en fait une phrase apocryphe, rattachée aux cantons Suisses qui commencera à se répandre au XIXème siècle suite à des catastrophes naturelles.

En latin cela donne  "Unus pro omnibus, omnes pro uno".

Cette locution est a n’en pas douter fédératrice et pourrait s’ajouter aux vœux susceptibles de fédérer les différentes mouvances royalistes mais cela est une autre histoire.

Au centre de cette Croix une couronne d’épines entourant les deux Cœurs Sacrés relie cette illustration à "la voile de l’Amour" qui est née de cette inspiration première.

Cette couronne est verte et fait écho à l’ordre de Notre-Dame du Chardon fondée en 1370 par Louis II duc de Bourbon en l’honneur de Dieu et de la Vierge Immaculée. On l’appelait également l’ordre de Bourbon ou l’ordre de l’Espérance. Le vert était présent dans  le grand collier ainsi que dans l’uniforme de cet ordre.

 La sainte couronne dont saint Louis nous légua la garde et qui veille encore sur son royaume (penser au récent épisode de Notre-Dame de Paris) ceinture les deux Cœurs Unis, renfermant comme la ceinture de l’Espérance nos actions et nos engagements catholiques et royaux pour cet avenir qui scellera de nouveau le pacte de Reims.

Dans l’attente de la divine surprise que nous espérons prochaine, je vous souhaite à toutes et tous une sainte Espérance pour le Salut du royaume de France.

la voile de l'Amour par Louis Chiren, Marie Julie Jahenny, le grand monarque Henri V de la Croix, semaine sainte 2019, Notre-Dame de Paris en feu, signe des derniers temps

©Tous droits réservés à Louis Chiren

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