L'escadron du roi

l'escadron du roi par Louis Chiren, la garde royale, le dernier roi de France, le grand monarque, îles Lérins, île Sainte Margerite au large de Cannes, saint Patrick patron de l'Irlande catholique, le trèfle trinitaire, le cavalier blanc de l'apocalypse, Henri V de la Croix

Cette illustration peinte est née en cinq jours. Initiée les 29 et 30 mars, elle s’est poursuivie les 4 et 7 avril pour s’achever le 8 avril 2021. Le 29 mars nous fêtions saint Eustache de Luxeuil qui fut élevé et formé par le saint Irlandais Colomban, il mourut en 629. Le 30 mars nous fêtions sainte Catherine de Sienne dont sainte Jeanne d’Arc fut très dévote. La sainte patronne de Rome et de l’Italie bénéficia d’une grande proximité avec le Christ, elle mourut à trente-trois ans en 1380. C’est un trente mars 991 que le roi Hugues Capet apprenait la capture de Charles duc de Basse-Lorraine, oncle du dernier roi carolingien Louis V. Le duc revendiquant la couronne, l’évêque de Laon Adalbéron lui fit croire à son allégeance et parvint à le faire prisonnier. Par sa ruse, Laon retournait dans le giron royal et le roi renforçait par ce geste son pouvoir, le duc sera emprisonné à Orléans où il mourra. Je reprenais cette œuvre le 4 avril, nous fêtions en ce jour saint Francisco Marto l’un des voyants de Fatima dont la pureté d’âme lui permit de voir un ange puis Notre Dame du Rosaire à plusieurs reprises. Le 7 avril 1498, le roi Charles VIII devait rendre son dernier souffle après avoir heurté le linteau d’une porte au château d’Amboise. Lors de ses funérailles royales en l’abbaye de Saint-Denis, l’acclamation "le roi est mort, vive le roi "retentit sous les voutes pour la première fois. Enfin le 8 avril 1328, les grands du royaume réuni au château de Vincennes décidaient de donner la couronne au régent Philippe de Valois qui devint roi sous le nom de Philippe VI. Premier de cette dynastie il agrandira le royaume en faisant notamment l’acquisition du Dauphiné auprès d’Humbert II de Viennois. Une lettre patente stipulant que désormais l’aîné des princes du sang porterait le titre de dauphin.

Dans cette aventure picturale, la possibilité de se projeter dans ce que nos contemporains appellent le jour d’après par la création est possible. Cette projection ne suit pas le plan imposé mondialement par la pensée unique. Ce fameux jour qu’une batterie de médias divers s’acharne à mettre en scène ne sera pas forcément l’aboutissement de leurs mesures que le monde subit à cette heure.

Le combat séculaire du bien et du mal qui nous est donné de mener à notre petite échelle dans nos vies quotidiennes, n’est que le reflet d’une bataille beaucoup plus grande entre les forces célestes et l’ennemi du genre humain.

L’ère industrielle qui s’est développée à une vitesse folle est parvenue à tout renverser sur son passage, faisant de ces acquis technologiques le nec plus ultra de l’avenir de l’homme. Dieu a bien entendu été écarté dans le même temps et leur rêve transhumaniste tente de s’imposer comme le but ultime à atteindre.

Mais le Puissant Créateur veille, un petit reste l’invoque et le supplie, il ne l’abandonnera pas. L’idée de la venue d’un grand monarque dépasse les frontières du royalisme, il faut même ajouter qu’elle est envisagée d’une façon plus affirmée dans des sphères qui échappent à cette tradition catholique et royale. Marie Julie Jahenny l’annonçait en son temps, nous ne pouvons que le constater de nos jours.

Les forces ennemies a contrario en sont convaincues, elles préparent le terrain, de nombreux signes le montrent qui sont des singeries tentant de ralentir la Victoire inéluctable du Ciel qui placera son lieutenant de façon miraculeuse.

Des hommes de paille sont mis en avant pour incarner l’idéal du sauveur et parallèlement des voix s’élèvent pour mettre en garde contre l’idée qui se régénère à chaque crise de la venue providentielle de ce personnage séculaire.

L’inspiration de ce cartouche découle de cette réflexion dans le but de matérialiser notre espérance après la tempête.

La forme générale évoque celle d’un œuf qui dans la symbolique catholique se rapporte à la Résurrection de notre Seigneur, à sa sortie du tombeau. Si vous l’observez bien elle peut également faire penser à un crâne vu de haut, la partie frontale suggérée en partie basse. Celui-ci nous transporte au Golgotha, lieu du sacrifice du Christ tout en nous rappelant que nous ne sommes que poussière et que nous devons mourir, c’est le memento mori.

La couleur du fond revêt le vert de l’Ordre de Notre-Dame du chardon qui fut institué par Louis II duc de Bourbon en 1370. Il deviendra l’Ordre de l’Espérance dont la fête était fixée au jour de la conception de la Très Sainte Vierge Marie, c’est-à-dire le jour de son Immaculée Conception. Le roi à venir le fera peut-être renaître avec tous les autres ordres royaux.

Un lys d’or est en bonne place, il incarne le dernier roi, le lieutenant du Sacré-Cœur que nous attendons. Un cheval blanc cabré représente son destrier, comme il pourrait nous faire penser au cheval blanc du cavalier de l’Apocalypse que nous pouvons admirer sur un vitrail de la Basilique de Saint-Denis, il symbolise la conquête :

"…je vis un cheval blanc, et celui qui était monté dessus avait un arc, et on lui donna une couronne, et il partit en vainqueur, pour remporter la victoire".

Vous pouvez apercevoir discrètement posé au sommet de cette composition, un trèfle à trois feuilles. C’est un symbole trinitaire, celui de saint Patrick qui en est à l’origine. Ce saint, patron de L’Irlande catholique passant par les îles Lérins pour se former auprès de saint Honorat. Le trèfle rappelle ces régiments jacobites qui furent constitués de réfugiés irlandais en 1690 au service de Louis XIV, les célèbres oies sauvages. Le trèfle en héraldique est un meuble à ne pas confondre avec la tiercefeuille. Il orne les armoiries de quelques familles de la noblesse dont un ancêtre a exercé le commandement et la garde d'un campement de cavalerie, il évoque une terre abondante en fourrage.

Le trèfle, puissant symbole du Dieu trois fois saint est le protecteur du Lys, une promesse de Victoire. Il se dit que des âmes consacrées prient pour le roi caché sur l’île Sainte-Marguerite au large de Cannes. Ses églises doubles Saint-Honorat et Sainte Marie comportent un chœur trilobé appelé chevet tréflé. Les bases d’anciennes constructions édifiées sur ce plan en témoignent encore.

Ce cartouche pouvant être une ébauche du premier escadron de la garde du roi de France à venir, le monarque en serait le colonel d’honneur.

Des ailes l’enserrent  comme pour le protéger, ce sont les ailes de l’Archange Saint Michel, protecteur de la France, vainqueur de l’antique dragon. Elles nous renvoient à l’Ordre Royal de Saint-Michel dont la devise était: Immensi tremor oceani  signifiant: la crainte de l’immense océan, en rapport avec l’Archange regardant la mer depuis le Mont Tombe. Sa devise était aussi Espérance.

Nous sommes bien dans la tempête, sur une mer déchaînée, Saint Michel scrute l’horizon et active ses troupes angéliques, il est notre général en chef, le Mont, notre phare. Le trèfle trinitaire couvre de sa présence protectrice le dernier lys, les combats font rage sur la terre comme au Ciel.

Que cette projection générée par la création de ce cartouche prenne vie en incarnant le jour d’après. Que nos prières continuent de monter au ciel afin que nous puissions voir ce triomphe annoncé depuis des siècles.

Venant du mont et du val, le sire de nos cœurs investi du droit divin frappera de sa lame l’ennemi qui nous tient. Que cette espérance soit exaucée par la grâce des Cœurs Unis de Jésus et de Marie.

le trèfle gardien du Lys par Louis Chiren, trèfle trinitaire, saint Patrick, îles de Lérins, régiments Irlandais au service de Louis XIV
Ô mon Roi par Louis Chiren, le grand monarque, Inri donnera Henri, la renaissance du Phoenix, le royaume de France, Marie-Julie Jahenny
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